Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Les petits déboires de Laurent Louis avec la police

Laurent Louis le fondu de l'extrême droite Belge a encore frappé. Au sens propre et figuré cette fois.

Diffusé par ses amis de la "dieudosoraloshère", voici le corps du délit :

 

laurent louis1.jpg

 

Ce hoax est bien entendu repris par nombres de page de la fachosphère "classique", ce qui montre les liens étroits entre eux :

 

laurent louis.jpg

 

Le dit bouffon se serait fait arrêter de façon arbitraire par la police Belge parce que celui ci se battait courageusement contre le gouvernement judéomaçonniquoreptiloilluminati en distribuant des tracts démontrant toute l'aveuglante vérité. Ce faisant les méchants poulagas auraient été violents avec lui et auraient bafoué la loi sur son immunité parlementaire.

 

Sauf que.... Ils oublient certains "légers" et "menus" détails...
Un de nos précédents articles sur ce clown rappelait ces antécédents:

http://www.debunkersdehoax.org/laurent-louis-le-mythomane-de-l-extreme-droite-belge

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un familier du bidonnage et de la provocation mensongère !

Et cette fois ci encore quand on étudie TOUTE l'affaire, on se rend compte que celle ci est une belle manipulation.

La SudInfo retrace le fil de l'histoire telle qu'elle s'est réellement passée :

 

Laurent Louis est entendu actuellement par la police judiciaire à Mons pour une altercation avec la police locale, au cours de laquelle une policière a été blessée (elle souffre d'une fracture du coude). Les militants du député d'extrême droite ont filmé une partie de la scène qui a été diffusée par dhnet.be.

Tout a commencé ce matin dans le piétonnier du centre-ville montois. "Une de nos équipes qui patrouillait dans le piétonnier est tombée sur une groupe d'une quinzaine de personnes qui distribuait des tracts et tentait de récolter des signatures", raconte le commissaire Philippe Borza, de la police locale de Mons-Quévy.

Laurent Louis récolte en ce moment des signatures pour la liste qu'il veut présenter aux élections, "Debout les Belges".

"Les policiers se sont faits connaître et ont demandé au responsable du groupe de leur montrer son autorisation. Tout événement sur la voie publique est en effet soumis à autorisation préalable", rappelle le commissaire Borza.

Evidemment, la petite troupe de Laurent Louis n'avait aucune autorisation à montrer pour la simple raison qu'ils n'en avaient pas sollicité. Les policiers leur ont donc demandé de cesser.

L'incident semble clos. Mais un peu plus tard, sur la Grand-place, Laurent Louis et son groupe aperçoivent une autre patrouille, en train d'interpeller deux individus complètement ivres. Et les hommes de Laurent Louis entreprennent de filmer la scène. Les policiers leur demandent d'arrêter, ce qu'ils refusent de faire. Les policiers demandent alors un renfort.

Et ce sont les policiers qui avaient rencontré le groupe de Laurent Louis un peu plus tôt dans le piétonnier qui arrivent en renfort sur la Grand-place. Les gens de Laurent Louis refusent toujours de se plier à leurs injonctions, et le ton monte. Au cours de la dispute, un des militants de "Debout les Belges" bouscule une policière qui chute lourdement, se fracturant le coude. Cet homme a fait l'objet d'une arrestation judiciaire.

Ce n'est pas tout: les policiers veulent alors contrôler le groupe, mais Laurent Louis (que les policiers n'ont pas reconnu) refuse de montrer ses papiers. "On a alors décidé de procéder à son contrôle. Lorsqu'une personne refuse de s'identifier spontanément, nous pouvons la retenir le temps nécessaire à son identification, jusqu'à 12 heures", explique le commissaire Borza. Laurent Louis refuse de suivre les policiers et doit être emmené manu militari.

La police a donc procédé à son arrestation administrative, mais le Parquet a décidé de son arrestation judiciaire. L'audition de Laurent Louis, du militant qui a blessé la policière, des témoins de la scène et des policiers est réalisée par la police judiciaire.

 

La Libre Belgique reprend peu ou prou les mêmes informations :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/laurent-louis-a-ete-relaxe-apres-son-interpellation-531b82ec357024dca85624a6

 

Donc reprenons.

- "Les militants du député d'extrême droite ont filmé une partie de la scène qui a été diffusée par dhnet.be."
Une PARTIE et non l'ensemble de la scène.

 

- L'arrestation a eu lieu suite à plusieurs interjections demandant à ce que Laurent louis et sa bande de nervis cessent leur activité illégale de tractage. Nul n'est au dessus des lois surtout en période électorale... A chaque fois les nervis ont filmé les policiers (mais pas diffusé les scènes contrairement à la finale)

-C'est suite à l'interpellation de deux personnes ivres (qui n'avaient rien à voir avec cette histoire) que le ton est monté. Un des petits SA de Laurent L. ayant violemment pris à partie un des policiers.

- Celui ci ayant été blessé assez sérieusement -fracture du coude ayant entrainé 15 jours d'ITT- (qui est une mesure de la gravité des faits).

- A la suite de cette violence le député a refusé de montrer ces papiers et l'auteur des violences et Laurent L. s'opposant à l'arrestation, celui ci a du être maitrisé.

- Et enfin que celui ci n'est PLUS protégé par son immunité parlementaire, celle ci ayant été levée en décembre suite aux nombreuses affaires le concernant


Résumons on est bien loin de la thèse du gentil politicien se battant pour ces idées de façon pacifiques....
Ca n’empêchera pas la fachosphère de mentir honteusement sur ce sujet, et sur les autres bien entendu et de crier au complot généralisé.

Debunked !!!

 

 

 



09/03/2014
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