Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Mensonges autour de la maison Calaisienne

Et c'est encore LGMT (la gauche m'a tuer) qui se colle au racolage et au mensonge par omission. Mais pour une fois ce n'est pas borowski mais un de ses seconds couteaux, le bien nommé "paul le réactionnaire". Ca ne s'invente pas.

On aurait du l'appeler "paul le baratineur", ce serait beaucoup plus parlant.
Jugeons en:

calaisienne lgmt.jpg

 

Tout un blablabla pour amener sur la place publique la situation d'une personne soit disant menacée par les "migrants".
Or rien n'est plus faux. Cette personne n'est pas expulsée, ni menacée par les réfugiés de "la jungle" et habite un terrain en vertu d'une convention dont elle ne respecte pas les termes. La mairie elle même a publié une explication complète:

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUR LA SITUATION DE MADAME NADINE GUERLACH:

La presse et les réseaux sociaux ont évoqué la situation de Madame Nadine Guerlach, résidant au 99 chemin des dunes à Calais. De nombreuses précisions doivent être apportées devant une manipulation évidente des faits à but électoral.

Dans la presse du jour, il est mentionné un « avis d’expulsion ». Il s’agit là d’une lourde erreur sémantique. Un « avis d’expulsion » est une décision de justice prononcée à l’encontre d’un locataire n’ayant pas respecté ses devoirs. En l’espèce, la Ville de Calais n’a pas engagé de procédure judiciaire à l’encontre de Madame Guerlach, par conséquent aucune décision de justice ne peut avoir été rendue. S’exprimer sur un sujet aussi sensible implique d’être précis sur le sens des mots pour respecter les faits.

Pour comprendre la situation il convient d’établir l’historique des faits. La Municipalité s’y était refusée jusqu’à ce jour pour préserver l’intimité de Madame Nadine Guerlach et éviter la polémique.

Depuis le 1er octobre 1988, Monsieur Marceau Guerlach a été locataire de la Ville de Calais pour une maison à usage d’habitation ainsi que des dépendances situées au 99 chemin des Dunes. Après le décès de Monsieur Guerlach, un avenant a été passé à la convention pour permettre à Madame Guerlach de rester dans la maison.

Il est important de bien noter que la Ville de Calais s’est rendue propriétaire de cette maison en 1988 en prévision de la création de la Zone des Dunes. Monsieur et Madame Guerlach ont alors sollicité la Ville de Calais pour rester temporairement dans cette maison, jusqu’au moment où la Ville de Calais aurait besoin de récupérer son bien. C’est ainsi qu’une « convention d’occupation précaire » a été conclue entre la Ville de Calais et les époux Guerlach. Cette convention ne constitue pas un bail classique et mentionne expressément que « Monsieur Guerlach s’engage à libérer les lieux dans le mois où la Ville de Calais le mettra en demeure de le faire par lettre recommandée avec accusé de réception ». Le loyer extrêmement modéré demandé par la ville, qui s’élève à ce jour pour information à 268.80€/mois, constitue la contrepartie du caractère précaire de la convention.

Monsieur et Madame Guerlach ont donc bénéficié depuis 1988 d’une habitation pour un loyer extrêmement modéré qu’ils avaient accepté de quitter dans le mois où la ville le leur demanderait.

Par courrier en date du 25 mars dernier, Monsieur Régnier, gendre de Madame Nadine Guerlach, époux de Madame Sarah Guerlach, a sollicité la Ville de Calais pour procéder à l’achat de la maison. La Ville de Calais a décliné compte tenu de la destination de démolition de la maison qui avait prévalu à son achat en 1988. Les services de la Ville se sont alors aperçus que Monsieur Régnier avait établi son entreprise de démolition sur les lieux. Des engins de chantier ainsi que des matériaux ont pu être stockés sur le terrain attenant à la maison. La convention ne permet pas d’avoir une d’activité professionnelle sur les lieux. Par courrier du 18 mai 2015, la Ville de Calais a demandé à Monsieur Régnier de cesser tout stockage de gravats et de procéder au nettoyage du terrain. Nous ne sommes pas en mesure de préciser si le lieu a effectivement été déclaré comme lieu d’activité de la société de Monsieur Régnier, notamment à l’administration fiscale pour le paiement des taxes correspondantes.

Après la publication d’une vidéo sur Internet en août dernier, vidéo dans laquelle Sarah Guerlach présentait la situation de sa mère Nadine Guerlach, en omettant de mentionner le caractère d’occupant précaire d’un bien de la Ville de Calais, la Municipalité avait choisi de ne pas réagir publiquement mais d’inviter Sarah Guerlach à une rencontre.

Madame Sarah Guerlach, accompagnée de Monsieur Régnier, ont ainsi été reçus le 15 septembre dernier à 11h par le Premier Adjoint, Monsieur Emmanuel Agius. La proposition d’achat de la maison a de nouveau été formulée. Monsieur Agius a renouvelé le refus de la Ville. Quelques minutes après avoir énoncé le fait de vouloir acheter la maison, Madame Sarah Guerlach énonçait que sa mère, Madame Nadine Guerlach, y vivait dans des conditions effroyables que la Ville ne pouvait accepter. N’étant pas en charge de l’ordre public et de la sécurité, compétences d’État, Monsieur Agius a indiqué que la Ville de Calais ferait des propositions de relogement à Madame Nadine Guerlach. Madame Sarah Guerlach a alors déclaré que sa mère ne quitterait le logement sous aucun prétexte.

Par conséquent, aucune solution ne s’offrait à la Ville de Calais : 
- En maintenant Madame Nadine Guerlach dans les lieux, la Ville de Calais la soumettait – à entendre sa fille – à des conditions indignes. 
- Toujours d’après la fille de Madame Guerlach, la formulation de propositions de relogement aurait rendu la Ville de Calais responsable du tourment de sa mère. 
- Seule solution possible pour Madame Guerlach : la vente, à prix bien sûr extrêmement modeste. Une demande qui semble bien paradoxale après les violentes critiques formulées sur l’environnement.

Chacun devra reconnaître ici que la Ville de Calais a dû faire face à une situation particulièrement inextricable et dont certains ont manifestement pensé pouvoir tirer parti. En effet, il convient de porter à la connaissance de tous le fait que Monsieur Régnier et Madame Guerlach fille ont récemment procédé à des investissements sur les lieux pour leur société (qui n’est officiellement pas autorisée sur les lieux). Ils ont pu indiquer à Monsieur Agius qu’ils ne pouvaient pas quitter les lieux compte tenu de leurs investissements. Est-ce donc bien Madame Nadine Guerlach que l’on cherche à protéger ou ces investissements ?

Guidée par le seul objectif de protection de Madame Nadine Guerlach, Madame le Maire de Calais lui a indiqué par courrier le souhait de la Ville de voir le logement se libérer sous 6 mois, conformément à la convention mais en portant le délai à 6 mois au lieu d’un seul. De même, le courrier mentionne expressément le fait que la Ville de Calais proposera un relogement à Madame Nadine Guerlach.

Les commentateurs et les agitateurs des réseaux sociaux, qui ont omis de mentionner cette proposition de relogement, se rendent clairement coupables de manipulation. La connaissance complète de l’historique de cette situation complexe donne à voir une réalité bien différente.

Qui protège Madame Nadine Guerlach ? Madame le Maire de Calais, qui souhaite la reloger dans de meilleures conditions, ou bien ceux qui utilisent cette dame âgée pour leurs affaires ou à des fins politiques ?

Aujourd’hui, Marine Le Pen a mentionné ce dossier, sans le connaître, lors de l’enregistrement du débat des têtes de listes régionales pour France 3. Natacha Bouchart dénonce fermement l’utilisation que la candidate du Front National cherche à faire de la situation dramatique de Mme Nadine Guerlach.

A quelques jours du scrutin, s’il en fallait un, voici l’exemple même de ce qui distingue Natacha Bouchart et Marine Le Pen : quand Madame le Maire de Calais assume ses responsabilités et protège ses habitants, y compris contre leur entourage et en restant discrète pour préserver la vie privée des personnes, la Présidente du Front National, quant à elle, cherche à faire sa com’ à tout prix sur le dos d’une situation humaine difficile. Les électeurs doivent le savoir.

 

 

La vérité semble donc complètement différente telle que la présente le fn, par l’intermédiaire de sa présidente et de "paul le réactionnaire".
Et de toute la fachosphère en général.

Qui "oublie" certains détails et ne pense du coup qu'à la récupe de cette affaire, certainement juteuse pour la chef de parti/candidate...

D'ailleurs rappelons de qui est proche l'association "calaisiens en colère", soit disant apolitiques:

 

Problème, le leader du collectif des Calaisiens en colère n’habite pas Calais mais... Zouafques. Une commune située à 25 km de Calais et très peu concernée par la question des migrants. En réalité, c’est sa mère, Nadine, qui habite zone des Dunes. Il est vrai que Sarah travaille à côté de chez sa maman. Mais de là à dire que le collectif n’est formé que par des habitants de Calais, directement concernés par le problème, il y a un pas, que le mouvement franchit visiblement facilement.

Un mouvement apolitique mais avec des têtes d’affiche de l’extrême droite

Les événements de ces derniers jours ont permis de lever les derniers doutes qui pesaient sur la nature du mouvement.

Vendredi, lors de sa conférence de presse à Calais, Marine Le Pen avait cité à plusieurs reprises le nom de Sarah Guerlach, la prenant en exemple, louant son courage...

Le soir venu, des membres du collectif ont distribué des tracts pour le mouvement de dimanche, devant le bowling où se tenait le meeting de la chef de file du FN. L’objectif ? Venir grossir la manifestation de dimanche avec des gens acquis à leurs idées, en colère peut-être et pas forcément calaisiens.

Le mouvement est tellement apolitique qu’il a laissé parler durant la manifestation ce week-end, deux têtes bien connues du FN sur le Calaisis : Samuel Delcloy, sur la liste du Front national lors des dernières élections municipales à Calais et Yoann Delattre, candidat du Front national lors des mêmes municipales à Guînes.

 

 

Deuxième gros mensonge de popol le baratineur, les extraits particulièrement "choisit" du texte des sales gauchistes cités en fin d'article. Totalement extraient de leur contexte, bien entendu.
Voici la totalité:

 

 

Appel. La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre !

Appel signé par l’UNEF, les Jeunes Communistes, les Jeunes CGT, la JOC, le MRJC, l’UNL, la maison des potes, les jeunes écolos, DIDF-jeunes, le Parti de Gauche, Ensemble et les JRG

 

 

 

#000000;">Les terribles attentats du 13 novembre à Saint Denis et Paris ont plongé le pays dans le choc et l’effroi. Nous tenons à rendre hommage aux victimes et à apporter notre soutien à leurs proches. Nous saluons également l’action des agents du service public et l’élan de solidarité qui a eu lieu de la population.

#000000;">Ces attentats touchent profondément les jeunes de notre pays. Les lieux qui ont été visés – festifs, culturel, sportifs – sont ceux que beaucoup d’entre nous fréquentent. Les jeunes sont nombreux parmi les victimes mais aussi parmi les auteurs des attentats. Dans le monde entier, au Liban, en Tunisie, au Kenya, en Turquie, notre génération est touchée par la guerre, l’obscurantisme, le fanatisme qui cherche à anéantir les espoirs de paix et de vivre ensemble par une violence aveugle.

#000000;">Nous avons une responsabilité particulière, pour dépasser nos peurs et refuser cette vio-lence. Les réponses qui seront apportés à ces attentats détermineront, pour beaucoup, le monde dans lequel nous allons vivre. Deux logiques s’affrontent. D’un côté, celle d’une dérive guerrière et sécuritaire, qui traduit la montée de la violence et la recherche d’un ennemi intérieur. De l’autre, celle de la construction de la paix, en faisant le choix de ren-forcer la démocratie. C’est avec la conviction que céder à la peur reviendrait à tomber dans le piège tendu par les terroristes que nous défendons la seconde option. Nous reje-tons la modification de la constitution, la déchéance de nationalité ou encore l’escalade militaire en Syrie. Nous refusons un état d’urgence permanent.

#000000;">L’Etat de droit n’est pas désarmé face au terrorisme. Il est indispensable de revoir les moyens humains et les missions des services de renseignement, de police et de justice. Mais ces mesures ne nécessitent en aucune façon de remettre en cause les libertés indivi-duelles et collectives. Elles doivent s’accompagner, au contraire, de plus de libertés, de démocratie et de solidarité. Pour lutter contre le terrorisme, la responsabilité de notre gé-nération est de construire la Paix et la Justice en France et partout dans le monde.

Partout dans le pays, Faisons entendre notre voix !

#000000;">La période pose plus que jamais la question de la politique internationale. La France ne doit pas reproduire les interventions militaires américaines désastreuses de l’après 11 septembre. Nous refusons les ventes d’armes et les coopérations économiques avec les pays qui financent les groupes terroristes. Notre diplomatie doit être au service de la paix, dans le cadre du droit international. Au Moyen-Orient nous devons soutenir les Kurdes et tous les défenseurs de la démocratie qui luttent contre Daesh. A l’échelle du monde, nous devons soutenir toutes les forces qui agissent dans le sens d’une paix juste et durable, notamment en Palestine. L’heure est plus que jamais à favoriser un accueil digne et mas-sif pour les réfugiés qui fuient les guerres de par le monde entier.

#000000;">La paix et la justice doivent également être les boussoles des politiques à l’intérieur du pays. Après le choc des assassinats, comme après les attentats de janvier, beaucoup de voix s’unissent pour citer la devise de la république : « Liberté, Egalité, Fraternité ». L’ur-gence est de la rendre réelle pour l’ensemble des jeunes. L’éducation doit être une priorité politique. Il est grand temps d’agir pour la sécurisation de nos parcours professionnels et de vies. De l’école à l’insertion en passant par la culture : plus aucun jeune ne doit être plongé dans l’incertitude et la perte de repère dont se nourrissent les terroristes. S’il y a bien une situation qui mérite l’Etat d’urgence, c’est celle des jeunes en France victimes de discriminations.

#000000;">Nous pensons à tous les jeunes victimes de racisme au quotidien, de contrôles au faciès, de discriminations à l’embauche. La jeunesse risque de souffrir de la récupération poli-tique des forces réactionnaires et de l’extrême droite à la suite de ces attentats. Mais aus-si les jeunes de quartiers populaires ou de territoires ruraux délaissés, victimes de discri-minations territoriales, les femmes victimes du sexisme, les jeunes discriminés pour leur identité sexuelle…

#000000;">L’urgence est de mettre un terme aux divisions et aux inégalités. Nous avons des solu-tions et plus que jamais, la génération de la crise refuse d’être celle de la guerre ! Nous appelons à la constitution d’espaces d’échange, de débat et d’engagements ouverts à l’en-semble des jeunes pour que la société de demain ne se construise pas sans nous

http://www.humanite.fr/appel-la-generation-de-la-crise-ne-sera-pas-celle-de-la-guerre-591530

 

Enfin pour conclure, le soit disant "slogan" "voter fn, c'est voter daesh". Ce n'est pas un slogan, c'est un fait appuyé par des déclarations et des visions politiques.
Rappelons pourquoi.

Comme daesh le rappelle lui même, leur but est "l'extinction des zones grises", qu'est ce que cela signifie?

 

 

«Zone grise»

Comme , «il y a l’idée qu’on va taper sur la communauté musulmane, les musulmans vont dire : “Voyez, l’Occident nous en veut“, donc ils vont se radicaliser encore plus facilement. C’est l’effet boule de neige.» Cette stratégie n’est cependant pas l’apanage de Daesh. Elle a été diffusée dès 2004 dans les 2.500 pages d’Appel à la résistance islamique mondiale, l’ouvrage d’Abou Moussab Al-Souri, théoricien du djihadisme.

Elle a depuis été récupérée par Daesh, et détaillée dans le texte La zone grise, publié dans Dabiq, le magazine online et en anglais de l’Etat islamique, en début d’année, rappelle Scott Atran, anthropologue spécialiste du terrorisme. Cette «zone grise», c’est le lieu de coexistence des musulmans avec l’Occident, qui sont, selon les terroristes, «entre le bien et le mal, le califat et les infidèles», explique le texte, citant Oussama ben Laden : «Le monde est aujourd’hui divisé. Bush a dit la vérité en disant “Soit vous êtes avec nous soit vous êtes avec les terroristes“, mais les véritables terroristes, ce sont les croisés occidentaux.»

 

«Failles stratégiques»

Et le texte d’affirmer que «le temps est venu pour un autre événement d’amener la division dans le monde et de détruire la zone grise.» Dès samedi, certains, comme le journaliste américain Murtaza Hussein, ont rappelé la mise en garde de Daesh à l’encontre des musulmans après les attentats de janvier : «Les musulmans en Occident vont rapidement se retrouver devant un choix.» Ce choix ? Rester du côté des «croisés», où accomplir leur hijra dans l’état islamique.

 

Les terroristes de novembre n'ont pas visés les soit disant "vrais" ennemis des musulmans, mais des musulmans modérés, des chrétiens, des athées et autres qui vivaient -et appréciaient de vivre dans une de ces "zones grises"- des gens qui appréciaient le "vivre ensemble" honnis par l'extrême droite et daesh qui ne rèvent tous les deux que de l'anéantir.
Voilà pourquoi "voter fn c'est voter daesh" prend tout son sens.

 

Debunked !!!

 

 

 

 

 



03/12/2015
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