Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Debunkers des rumeurs / hoax d'extrême droite

Fausse histoire d'un vrai gendarme en Picardie

Les histoires de hoaxes se complexifient sans cesse. La mode est au "glurge" à l'extrême droite et au faits divers étranger dont personne n'ira vérifier les sources ou les traductions plus qu'approximatives.
Et en parlant de "glurge", en voici un beau.
Une histoire larmoyante d'un pauvre gendarme victime de son sens du devoir, de son honnêteté, de sa droiture contre les forces du mal.

gendarme justicier fn.jpg

 

Un gendarme de Picardie, Commandant de Brigade, Officier de Police Judiciaire voit sa carrière brisée, anéantie, piétinée par la justice de France.
Il y a quelques mois, celui-ci reconnaît devant un établissement scolaire un dealer patenté, « bien connu des services », et prend la naturelle décision d’informer le chef d’établissement de la présence de cet homme qui se révèle être éducateur dans le-dit établissement…
Et le système se met en route. L’individu est informé de la visite du gendarme et du contenu de la conversation relevant du secret partagé. Il porte plainte contre le gendarme pour diffamation.
Enquête menée à charge par la gendarmerie, aucun soutien de la hiérarchie, alors que les notations du gendarme révèlent un élément de grande valeur, bien implanté dans le secteur rural qu’il sert avec sa Brigade.
Au Tribunal, tant le Président que le Procureur de la République évoquent en audience l’image du gendarme rural comme représentant de la loi, poussant la caricature en taxant l’Officier de Police Judiciaire du vocable de « justicier ».
Et dans l’ensemble des coups de marteau assénés au gendarme, une micro parenthèse vient d’un coup démontrer le fond du procès : « le Maire de votre bourgade a été très choqué que le Chef de Brigade de la Gendarmerie locale vienne lui demander une salle publique pour une réunion du Front National ».
Tout est dit. Le rouleau compresseur passe. Le gendarme est condamné. Il est déchu de sa compétence d’Officier de Police Judiciaire.

Il ne lui reste que la démission. Ou le suicide.
Heureusement bien entouré par une famille unie et quelques vrais amis, après avoir touché le fond il a trouvé l’énergie de remonter à la surface.
Aujourd’hui, la justice de France protège le dealer de l’action du droit. J’ajoute de source contrôlée, que dans une phase antérieure au jugement avait été proposée au gendarme une négociation où il versait 500 € au déposeur de plainte et ceci dans un cadre judiciaire totalement admis.
Qu’en pensez-vous ?

 

 

10 000 partages, sans compter, les autres versions proches, et les chaines de mail qui doivent tourner à plein.
Une belle histoire.
Avec toutes les caractéristiques du hoax:

-Pas de noms

-Pas de date

-Pas de lieu

-Des circonstances et des faits vagues

 

Et c'en est un. En fait cette infaux est tiré d'une sordide histoire qui a eu lieu à Catenoy, dans l'Oise, en Picardie. C'est le Parisien qui relate l'affaire en détail dans deux articles que nous reproduisons ici:

 

Tribunal : le gendarme de Catenoy s'acharnait contre l'éducateur

>Île-de-France & Oise > Oise|22 octobre 2015, 20h24|1
«Je sais pas pourquoi il m'en veut. C'est pas des trucs qui se font. Je me trouve au chômage par sa faute. » En quelques mots, Gary a résumé une situation dont il a été victime en mars 2015 de la part d'un gendarme de Catenoy. Jean-Michel B., adjudant-chef, ancien commandant de la brigade, était jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Beauvais pour dénonciation calomnieuse.Un procès atypique pour un militaire atypique. Voici quelques mois, le gendarme avait outrepassé ses fonctions en alertant la directrice d'une école primaire de Catenoy sur la personnalité de Gary, un éducateur employé pour le temps des activités périscolaires. Au cours d'une entrevue, Jean-Michel B. a dépeint le jeune homme comme violent auprès de sa concubine, mêlé à des trafics de drogue, ayant participé à des go-fast. Bref, Gary serait un délinquant d'envergure internationale. Et si l'éducateur originaire de Liancourt, qui dans un passé révolu a eu affaire à la justice, se trouvait à Catenoy, c'était « sûrement pour se mettre au vert, et préparer un mauvais coup ». Mais le gendarme aurait assuré qu'il serait « sur son dos » et qu'il n'allait « pas le lâcher ». Contrôle d'identité, pluie de PV... Le gendarme a tenu parole.Consternée, la présidente du tribunal tente de faire comprendre à Jean-Michel B. qu'il est allé au-delà de sa fonction, de son devoir, surtout en divulguant des « informations fausses ». « Pour qui vous prenez-vous pour aller donner ces informations en tenue de gendarme à une directrice ? », lui demande-t-elle. « Ma démarche est avant tout préventive. Il n'y a eu aucune volonté de nuire », répond-il. Sauf que la perception de la direction comme de l'association qui avait employé Gary a progressivement changé. Lui, le jeune homme qui donnait satisfaction a été licencié. « Je ne suis pas responsable de son licenciement », assure sans sourciller l'adjudant-chef qui s'apprête à changer de profession. « Vous le faites passer pour Mesrine, s'est emporté le procureur Vicentini. Il n'a jamais été condamné pour violence, pour des go-fast. On n'a pas le droit d'inventer en uniforme. » Et de requérir deux mois de prison avec sursis. Délibéré le 12 novembre.  
leparisien.fr
http://www.leparisien.fr/oise-60/tribunal-le-gendarme-de-catenoy-s-acharnait-contre-l-educateur-22-10-2015-5210371.php

 

 

Catenoy : six mois de prison avec sursis pour le gendarme calomniateur

>Île-de-France & Oise > Oise|12 novembre 2015, 18h16|0
Le gendarme Jean-Michel B. a été condamné, ce jeudi matin, par le tribunal correctionnel de Beauvais, à six mois de prison avec sursis pour dénonciation calomnieuse. Il devra en outre dédommager à hauteur de 800 € sa victime, un ancien animateur de l'école primaire de Catenoy. En mars, Jean-Michel B. alors commandant de la brigade de gendarmerie avait porté à la connaissance de la directrice de l'école, de fausses informations sur le jeune homme le décrivant comme un trafiquant de drogue et un conjoint violent. Ce qui va changer la perception de l'équipe pédagogique sur l'animateur et conduire progressivement à son licenciement. «J'estimais que c'était mon devoir», s'était défendu fin octobre le prévenu. «Qu'est-ce qui vous autorise à informer, inventer ?» s'était offusqué le procureur de la République. En arrêt maladie, le gendarme, qui a demandé un détachement, avait annoncé au tribunal «un divorce professionnel difficile».
 
http://www.leparisien.fr/oise-60/catenoy-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-gendarme-calomniateur-12-11-2015-5270339.php

 

Invraisemblable non?
D'une histoire de harcèlement caractérisé d'un gendarme hors exercice de ses fonctions, accompagné de divers manquements graves, on en arrive à broder une histoire de complot sur un "pseudo responsable du fn" bien sûr cassé par sa hiérarchie complice du pouvoir "socialope nazislamiste bobolchévique".
Lamentable...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



06/01/2017
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